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No Low Cost
No Low Cost l'a écrit, No Low Cost l'a dit, No Low Cost le répète. Ce sont les contribuables qui par le biais de leurs impôts subventionnent les billets d'avions à bas prix des
compagnies low cost. Nous avions rédigé il y a quelques semaines un
post expliquant ce transfert du coût des billets sur le budget des collectivités en prenant l'exemple de Pau, où l'agglomération a décidé (un temps du moins !) de ne plus se laisser faire. En
revanche, du coté de Lubeck, en Allemagne, les habitants semblent très contents d'être les dindons de la farce. C'est ce qui apparaît à la lecture de AIr Journal dont nous retranscrivons l'article ci-dessous.
"Les habitants de la ville de Lubeck en Allemagne ont voté pour continuer à payer Ryanair et ainsi conserver l’activité de leur aéroport, que la low cost appelle Hambourg.
C’est à pratiquement deux contre un que les habitants de Lubeck ont voté pour que la low cost irlandaise Ryanair continue à recevoir des subventions publiques et maintienne pendant au moins deux ans sa présence sur l’aéroport de cette ville du nord de l’Allemagne, appelée Hambourg sur le catalogue de Ryanair comme Beauvais est appelée Paris.
La décision a bien sûr déclenché la furie de la compagnie nationale Lufthansa, qui avait exhorté les habitants pour qu’ils préfèrent avoir des crèches, des salles de classe et des lits d’hôpitaux plutôt que d’enrichir Ryanair. Lufthansa, à l’instar d’Air France/KLM et d’autres compagnies « traditionnelles », est partie en guerre contre les subventions reçues par les low cost, estimant que Ryanair reçoit des centaines de millions d’euros de la part des aéroports européens sur lesquelles elle est présente.
La Cour des Comptes française avait parlé récemment d’un total de 35 millions d’euros touchés par la low cost en France, au titre des services d’aéroport ou de l’aide au marketing, un chiffre qui pourrait monter à 660 millions en Europe. Elle avait aussi cité le cas de l’aéroport de Bergerac qui touchait 500 000 euros de subventions publiques pour éviter la faillite, mais avait donné à Ryanair 2,3 millions d’euros. Et gare à ceux qui refusent de payer: Ryanair partira s’installer dans un autre aéroport plus docile, comme Manchester en a fait l’expérience en octobre dernier au profit de Leeds, ou plus récemment Budapest…"
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