Un bon patron low cost ne nourrit pas ses salariés

Publié le par nolowcost

Marre de ces salariés qui s'engraissent sur le dos de leur entreprise ! Il ne faudrait pas confondre son gagne-pain avec une salle de restaurant !  Chez Ryanair, les salariés payent leur repas. Et selon Michael O'Leary, le patron de cette formidable compagnie aérienne, cela devrait être la règle.


On lit dans L'Expansion : "Michael O'Leary, le bouillonnant patron de la compagnie low cost, estime que son homologue de British Airways n'est "pas assez radical" avec son personnel. 

Michael O'Leary, le patron de la compagnie aérienne irlandaise à bas-coût Ryanair, a considéré lundi que son homologue de British Airways Willie Walsh "n'avait pas été assez radical" avec son personnel, et que le temps des salariés "grassement payés" du secteur aérien était terminé.

British Airways est actuellement engagé dans des discussions difficiles avec les 14.000 membres de son personnel de cabine, auxquels la compagnie souhaite imposer des gels, voire des baisses de salaires pour les nouveaux arrivants, et des suppressions d'emplois.

"Willie n'a pas été assez radical", a considéré M. O'Leary sur la chaîne BBC News, "et je suis choqué quand je lis que les repas du personnel de cabine coûtent six millions et demi de livres (un peu plus de 7 millions d'euros) par an".

"BA veut les réduire à 2,5 millions, mais pourquoi est-ce que le personnel ne paye pas la totalité de ses fichus repas pour que BA répercute la différence à ses clients sous forme de baisse de tarifs?", s'interroge M. O'Leary, qui estime que "le temps des employés grassement payés est révolu".

A Ryanair, "nous payons très bien notre personnel mais ils travaillent dur, ils achètent leurs repas, ce que chacun devrait faire, et nous pouvons répercuter la différence en proposant des tarifs bas", s'est-il félicité.

La compagnie, championne des coûts serrés, a annoncé lundi, en même temps que ses résultats trimestriels, un gel de salaire cette année et l'an prochain dans ses rangs, en se vantant de "procurer ainsi des emplois sûrs" à ses 7.000 employés, "quand de nombreux concurrents abaissent les salaires et suppriment les emplois".

Publié dans Aviation

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