Un job low cost à 137 euros par mois en Tunisie

Publié le par nolowcost

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"137 euros, c'est le salaire mensuel des postes en Tunisie que les salariés de Continental Clairoix se sont vus proposer." nous rappelle  Metro dans son édition du 5 mai. Le quotidien gratuit s'interroge sur la proposition de loi visant à empêcher les reclassements au rabais à l'étranger. Une bonne idée de prime abord. Mais peut-être une possibilité pour les entreprises de s'affranchir de leurs obligations de reclassement vis à vis des salariés.


No Low Cost
reproduit ci-dessous l'article de Metro :  

 

"Un plan social, c’est déjà très dur. Mais quand en plus on vous propose un poste sous-payé à l’étranger, vous le vivez comme une provocation insupportable". En février, Manu et ses collègues, mis à la porte de l’usine Philips de Dreux, avaient reçu une offre de reclassement en Hongrie. A la clé, un salaire réduit à peau de chagrin : 450 euros par mois.

Pour mettre fin à ce type de propositions "indécentes", nombreuses ces dernières années car les employeurs se disaient légalement obligés de soumettre tout emploi disponible dans leur groupe, le Parlement a adopté mardi soir une proposition de loi. Désormais, le reclassement dans une filiale étrangère devra être assorti d’une "rémunération équivalente". Et l'entreprise devra interroger le salarié, avant de le licencier, pour savoir s'il accepte de recevoir des offres hors de France et sous quelles "restrictions éventuelles".


Philippe Folliot, député Nouveau Centre à l’origine du texte, se félicite d’un "progrès social" : "Les entreprises sont sécurisées juridiquement et, surtout, les salariés sont à l’abri d’offres humiliantes". Mais alors qu’en juin, le texte était passé comme une lettre à la poste à l’Assemblée, la gauche a voté contre au Sénat. Pour elle, il bénéficie avant tout aux patrons, moins exposés aux recours juridiques, et "ouvre la voie au démantèlement de leur obligation de reclassement".

"C’est le questionnaire adressé avant licenciement qui pose problème, estime l’avocat Xavier Médeau. Il allège les devoirs de l’employeur et son flou risque de donner lieu à de nombreux litiges".

Publié dans Opinion

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